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Le syndrome du déficit d'attention |
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Vous arrive-t-il parfois de «zapper totalement» une information, de commettre une erreur grossière , d'avoir des «bouffées» d'agressivité irrépressibles alors que vous n'êtes ni bête, ni négligeant, ni méchant ?...
Le Harvard Medical Institute a fait des recherches sur ce sujet: comme la plupart des personnes actives, vous êtes occasionnellment atteint du syndrome de déficit d'attention. |
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L'avez-vous remarqué: le bouton de fermeture des portes des ascenseurs est en général, le plus usé de tous. Nous le pressons frénétiquement même si cela ne nous fait gagner qu'une demi seconde. C'est une caractéristique de notre temps : nous nous soumettons au règne de plus en plus impérieux de la vitesse .
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De plus, notre cerveau n'a jamais du traiter un aussi grand nombre de données. Cette combinaison de facteurs aboutit à l'émergence d'un phénomène neurologique de plus en plus répandu dans la population active : le syndrome du déficit d'attention. Les professionnels qui en sont atteints ont des performances inégales : à certains moments ils sont brillants, à d'autres ils commettent des erreurs grossières, deviennent distraits, agressifs ou ne font tout simplement pas ce qui leur est demandé
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Le syndrome du déficit d'attention, proche de l'hyperactivité des enfants.
Sur le plan neurologique, ce trouble est très proche du phénomène que l'on qualifie d'hyperactivité chez certains enfants.
Avec une différence importante : la cause de l'hyperactivité des enfants est une particularité du cerveau que l'on peut détecter au scanner. Le syndrome de déficit d'attention développé par les adultes actifs n'a rien de génétique, il est le fruit de l'interaction avec leur environnement. |
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Que se passe-t-il? |
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Les informations que nous devons normalement analyser quand nous travaillons sont traitées par les lobes frontaux du cerveau.
Ils nous permettent de nous organiser, d'établir des priorités, de prendre des décisions,... Juste en dessous des lobes frontaux se trouve la partie du cerveau qui nous permet de survivre et de gouverner les fonctions les plus simples, appelé le le cerveau reptilien:
la faim, la respiration, le sommeil, le désir sexuel, ... |
Lorsque notre cerveau est bombardé par trop d'informations, nous avons peur: peur de ne pas y arriver, peur de manquer quelque chose, peur de ne pas être à la hauteur. Sur le plan physiologique, ce signal de détresse qu'envoient les lobes frontaux a pour effet de transférer le traitement des informations directement vers la partie profonde du cerveau, dédiée à la survie, qui prend le relais....et c'est là que tout commence à aller de travers... car cette partie du cerveau va gérer les informations reçues de la manière qui lui est propre : primitive. Toute la sophistication du cerveau qui permet d'analyser finement une situation pour apporter une réponse appropriée cède la place : nous ne captons pas les informations subtiles, réfléchissons en blanc et noir, réagissons de manière brutale et commettons beaucoup d'erreurs.
Lorsque nous sommes dans ce mode de fonctionnement, ce n'est pas seulement le cerveau mais l'ensemble de notre corps qui souffre : les systèmes cardio-vasculaire et respiratoire s'emballent, les muscles perdent leur souplesse, la lymphe ne circule plus de manière fluide ce qui a pour effet d'affaiblir notre système immunitaire.
Le plus désolant, c'est que les symptômes du syndrome de déficit d'attention sont souvent perçus comme les signes d'une personnalité difficile ou d'un système de valeurs inconsistant.
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Alors, que faire? |
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Nous sommes de plus en plus nombreux à être exposés au type d'environnement qui génère ce syndrome, mais pas de panique: ce n'est pas une fatalité.
Voici quelques conseils simples et efficaces : |
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Créez une atmosphère où règne la confiance ou rapprochez-vous des collègues auxquels vous faites confiance
Pour des raisons neurologiques, le syndrome de déficit d'attention se développe plus souvent chez une personne lorsqu'elle est isolée que lorsqu'elle est entourée, pour autant que l'atmosphère autour d'elle soit positive. Le phénomène déclenchant du syndrome est la peur et on est plus facilement angoissé quand on est isolé que lorsqu'on est bien entouré. Evoluer dans un environnement où règne la confiance permet à la partie profonde du cerveau d'envoyer un message de plaisir aux lobes frontaux et donc de contrecarrer le message de peur.
Prenez le temps de dormir
Lorsque nous sommes surchargés, il peut sembler logique de moins dormir pour accomplir plus...mais lorsqu'on manque de sommeil, le syndrome de déficit d'attention survient beaucoup plus souvent. Donc si vous êtes surchargé, essayez d'aller au moins une fois par semaine vous coucher tôt (22 heures).
Nourrissez votre cerveau
Qui penserait à mettre du diesel dans une Ferrari ? De la même façon, si vous avez un cerveau qui fonctionne plutôt bien en période normale, alimentez le avec un soin tout particulier si vous êtes surchargé. Evitez les sucres rapides (pain blanc, friandises) qui ne permettent pas un fonctionnement optimal des fonctions cognitives. Préférez des fruits frais, des légumes, du pain complet, des oeufs, des poissons gras (saumon, sardines, harengs...si vous n'aimez pas ça, remplacez les par des omega 3)
Bougez, marchez, faites de l'exercice
Si vous restez assis à votre bureau pendant des heures, votre vigilance intellectuelle - donc votre productivité - baisse parce que l'oxygénation de votre cerveau diminue. Prenez une demi heure pour aller marcher, monter et descendre des escaliers ou faire un jogging. Vous ne perdrez pas votre temps, au contraire : l'exercice permet au corps de produire des substances qui stimulent le cerveau et lui permettent de fonctionner de manière optimale.
Ces conseils, faciles à mettre en place, vous permettront de rester fidèle à vous-même, pour donner le meilleur de vous-même. |
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